3 choses à savoir sur la période d’essai !

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La période d’essai est une étape importante pour le salarié comme pour l’entreprise. Il s’agit de savoir si le salarié est fait pour ce poste et si le poste convient au salarié. Revenons sur les trois principaux éléments de cette période d’essai : la durée, les conditions d’un renouvellement de cette période d’essai et les conditions de rupture de cette période d’essai.

La durée

Selon le cabinet Mercury Urval, près d’un salarié sur deux envisagerait de quitter son entreprise pendant sa période d’essai. Mais, combien de temps doit durer cette période d’essai ? La loi du 25 juin 2008 donne une définition de la durée d’essai « acceptable ». Il s’agit de deux mois maximum pour les ouvriers et employés en CDI. Cette durée « acceptable » monte à trois mois pour les techniciens et les agents de maîtrise, et à quatre mois pour les cadres.

En revanche, c’est bien plus court pour les CDD. La durée de la période d’essai varie d’un maximum de deux semaines pour les contrats de moins de six mois, à un mois pour les CDD de plus de six mois.

Mais alors, combien de temps au maximum peut durer une période d’essai ? En 2012, la chambre sociale de la Cour de cassation a estimé que « six mois de période d’essai pour un non-cadre » était une durée « déraisonnable ».

Le renouvellement

Votre période d’essai est renouvelable UNE SEULE FOIS ! Mais attention : cette seconde période d’essai doit être prévu dans le contrat de travail ou la lettre d’engagement. Si ce n’est pas le cas, votre contrat de travail deviendra automatiquement définitif à la fin de la période d’essai initiale.

Sachez aussi que la durée de la période d’essai (reconduction comprise) ne peut pas dépasser quatre mois pour les ouvriers et les employés, six mois pour les agents de maîtrise et les techniciens et huit mois pour les cadres. Toutefois, il faut noter que les accords de branche fixent également les conditions et la durée du renouvellement.

La rupture

Le contrat de travail peut être rompu à tout moment, pendant ou à l’issue de la période d’essai. Il peut être rompu par l’employeur comme par le salarié. D’ailleurs, aucun des deux n’a l’obligation d’expliquer sa décision. Toutefois, cette rupture doit respecter un délais de prévenance (qui va de 24h à 1 mois pour l’employeur et de 24h à 48h pour le salarié).

Aucune indemnité de licenciement ne sera versé au salarié en cas de rupture. Toutefois, une rupture peut-être considérée comme « abusive » lorsqu’elle « n’est pas liée aux compétences du salarié (discrimination, raison économique, etc.) ». Mais il faudra alors vous lancer dans une procédure judiciaire pour récupérer des indemnités.

 

Source : L’express Emploi